Le Corps du Temps
2017 / Video HD / 6’00

Le projet Le Corps du Temps découle d'une réflexion sur l'identité effacée par le temps.

Dans un cimetière, il y a des tombes abandonnées où il n'est plus possible de lire le nom et le prénom de la personne ensevelie.

Le temps a consommé la pierre au point d'effacer les données écrasées.

Que reste-t-il?

L'identité est l'ensemble des caractéristiques uniques qui rendent l'individu unique et incomparable, mais aussi la pierre de ces tombes possède une identité.

La matière - humaine et inhumaine - a des caractéristiques précises, uniques et éphémères.

C'est à partir de ces réflexions que ce court-métrage prend forme, résultat d'un travail de montage entre une seule vidéo du parcours et de nombreuses petites vidéos sur les détails des tombes sans nom. Ces derniers détails semblent créer une perturbation, des fragments apparaissent pendant quelques instants, destinés à disparaître très rapidement. Ceux-ci sont progressivement reconnus pour ce qu'ils représentent.

Le court métrage est également divisé en trois parties. Chaque partie correspond à une combinaison de deux couleurs contrastantes; l'intention, celle de créer un environnement irréel.

En fait, nous pouvons considérer le monde des morts, une sorte de monde virtuel, partant, un monde que nous imaginons mais qui n'existe pas dans la réalité.

La musique est déformée mais clairement reconnaissable, citant la bande-son de Riz Ortolani, tiré d'un très célèbre film italien du 1980 intitulé “Cannibal holocaust”.